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Session Juin 2005 Epreuve de philosophie...
...ben oui ce matin j'ai planché pendant 4  heures sur les sujet de philo...

déjà quand ils ont distribué les sujets à 7h58, j'ai carément halluciné...voilà ce qu'on a eu:
> "qu'attendons-nous de la technique?"
> "l'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'histoire?"
> un texte de Kant sur l'éthique...

alors moi perso j'ai choisi le 2è sujet parce que le 1er je n'aipas assisté au cours et je suis pas franchement à l'aise avec les explications de textes

bon alors voilà ce que j'ai mis pour le 2è sujet:

I-On pourrait penser que l'action politique ne devrait pas être guidée par la connaissance de l'histoire
A- On ne peut pas vivre dans le passé
>évolution des moeurs et des idées , adaptation à lépoque, pas de réelles comparaisons avec le passé
>pbs des sociétés contemporaines différents des problèmes des sociétés antérieures
B-Cpdt, on ne peut pas ignorer les faits majeurs de l'histoire, faits immoraux et cruels
> reproductions de certains évènements au cours du temps (génocides, totalitarisme)
>donc supposition de l'existance d'un certain déterminisme historique
pb: déterminisme historique donc besoin de connaitre l'histoire

II-La connaissance de l'histoire semblerait donc nécessaire à une action politique juste et légitime
A-Le devoir de mémoire
>connaissance de l'histoire, actions des hommes politiques par le passé et csqces  qu'elles ont entrainé + succès des différents régimes
B-existance d'un certain déterminisme historique
>analyse des faits du passé pour action présente
>prise en compte systématique de l'histoire dont on a pu tirer des leçons
> pb: déterminisme > aliénation de la liberté de choix car choix déterminés à l'avance donc penser une action politique basée sur la protection de la liberté

III-L'action politique doit d'abord conserver et garantir la liberté de chaque individu
A-déterminisme historique = moyen d'aliéner la liberté donc à rejeter
> actes analysés, déterminés à l'avance donc suppression d'une part de liberté
> hommes politiques eux-mêmes aliénés mais aliénation de la liberté des citoyens par le biais des discours et des actes
B-Cpdt, l'action politique n'ignore pas pour autant l'histoire
> démocraties: histoire= enseignement obligatoire donc apport de connaissanecs donc plus grande possibilités de choix donc plus de liberté+ commémorations (débarquement, armistices...) entretenant le devoir de mémoire

voilà, c'est ce que j'ai pondu ce matin en 7 pages et 3h30, un exploit pour moi!!lol il faut dire aussi qu'il y a des trucs assez flous mais j'avais pas révisé l'histoire alors j'ai fais ça d'après mes souvenirs de cours...
alors vous en pensez quoi???

maintenant la prochaine épreuve c'est mercredi 15 avec 4 heure d'histoire-géo...va falloir s'y remettre!
Ecrit par a little girl, le Jeudi 9 Juin 2005, 13:56 dans la rubrique Actualités.

Commentaires :

wolf-rayet
09-06-05 à 14:41

mmh

Je pense que c'est très bien, mais après tout ce n'est que mon avis, je ne suis encore qu'en seconde........ donc la philosophie, c'est loin encore ! Mais ca n'a l'air pas mal... v raiment bien plutot ! bravo et bonne chance

au revoir, wolf-rayet


 
remiskippy
09-06-05 à 14:53

u'attendons-nous de la technique ? [corrigé]

I - LES TERMES DU SUJET

La technique nous fascine, ou plutôt les objets techniques nous fascinent. Quand on parle de technique, il ne faut pas seulement penser aux objets qui nous entourent, radio, voiture, ordinateur, mais aux réseaux qu'ils forment, à l'espace-temps qu'ils créent, puis aux techniques sans objets particuliers : marcher, nager, danser, parler sont des actes très techniques qui s'apprennent. De prime abord est technique tout ce qui concerne les moyens de mise en œuvre pour parvenir à une fin, un résultat.
Le sujet met en relation la technique et les attentes qu'elle suscite en nous. Ici les attentes signifient aussi les besoins, les rêves, les espérances, conscientes ou inconscientes, individuelles ou collectives.

II - L'ANALYSE DU PROBLEME

On pourrait répondre simplement à la question posée : nous attendons de la technique qu'elle soit efficace, un point c'est tout. De la voiture, qu'elle roule, de la radio, qu'elle capte et transmette. La technique c'est l'efficacité pure : toujours plus de moyens, toujours plus efficaces. En ce sens nous n'attendons rien de la technique elle-même, mais de ce qu'elle rend possible. Moyen de survie, la technique est au service de la vie. Nous attendons de technique ce que nous attendons de la vie : sécurité, plaisir.
Mais il y a bien longtemps que nous demandons bien plus à la technique que la simple survie. L'efficacité de la technique semble être un but en soi, qui cache des attentes plus complexes, plus contradictoires et moins objectives qu'il n'y paraît.

III - UNE DEMARCHE POSSIBLE

A - LA TECHNIQUE, ACTIVITE VITALE

Quand on se demande ce qu'on attend de la technique, il faut se demander si la technique est vraiment quelque chose d'extérieur à nous, que nous contrôlons librement, ou si nous ne sommes pas réduit aux objets techniques artificiels, c'est-à-dire aux produits d'une technologie consciente et volontaire. L'évolution de la vie, de la bactérie du cerveau humain, est une complexification inouïe des formes, une adaptation technique toujours plus poussée à des environnements hostiles. La technique de la respiration est une réponse étonnante à l'oxygène qui normalement oxyde les tissus vivants.
Notre corps est technique, d'une infinie efficacité. On peut donc dire que le vie comme technique d'infinie adaptation a fabriqué la conscience. Notre activité technique, nos attentes sont le prolongement de l'activité technique de la vie. Mais cette technique devenue consciente d'elle-même avec l'homme change de sens.

B - LE PROJET TECHNIQUE

Avec l'homme, la technique n'est plus seulement évolution naturelle inconsciente, mis projet conscient, attente. Le rapport de l'homme à la technique est bien illustré par le rythme de Prométhée raconté par Protagoras dans le dialogue de Platon du même nom. L'homme, à la veille de la création du monde, ne dispose d'aucun atout dans la lutte de la vie : il n'a pas de carapace, de pince, de jambes rapides , de force musculaire particulière. C'est pourquoi Prométhée va lui apporter le feu, dérobé chez Vulcain, symbole de la technique, l'homme s'impose et survit.
Ce mythe montre que nos attentes vis-à-vis de la technique dépasse largement la survie animale.n L'homme demande à la technique une confirmation perpétuelle de son existence, et non seulement la survie. Par la technique, l'homme échappe à une incertitude essentielle: c'est-à-dire la dimension religieuse de la technique. Pour Bacon, c'est la technique qui doit nous permettre de laver le péché originel, c'est un devoir voulu par Dieu. Omniscience, toute-puissance et immortalité sont ainsi des buts communs à la technique et aux mythologies. Ce que nous attendons aujourd'hui de la technique, nous l'attendions hier de la magie ou de la prière. La science moderne permet la réalisation de ces attentes millénaires, de ces utopies.
Le problème reste bien sûr celui de la réalisation d'un fantasme : l'homme peut-il vivre sans limites naturelles ou morales ? N'attendons-nous pas trop de la technique, et trop peu de al conscience ? La technique ne prépare-t-elle pas le dépassement de l'homme, ou du moins de ce qu'il peut moralement assumer ?

IV - DES REFERENCES UTILES

  • Platon, Protagoras
  • Descartes, Discours de la Méthode
  • Bacon, De la Promotion des Savoirs
  • Jonas, Le Principe Responsabilité
  • V - LES FAUSSES PISTES

    Faire l'éloge de la technique, ne pas voir sa dimension sociale et religieuse.

    VI - LE POINT DE VUE DU CORRECTEUR

    Un sujet très classique, la point de vue critique sue la technique est à exprimer avec nuances


     
    remiskippy
    09-06-05 à 14:53

    L'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'histoire [corrigé]

    I - LES TERMES DU SUJET

    Le sujet met en rapport deux notions importantes : la politique et l'histoire.
    La politique, dans son sens le plus général, désigne la vie d'une nation et ses rapports avec les autres nations. Elle concerne la "chose publique", et en ce sens doit être distinguée des sphères de l'économie et du privé.
    Si on définit l'action comme le fait de déployer une énergie afin de réaliser une intention dans le monde, et ainsi le modifier en vue d'une fin, on peut appeler action politique toute action visant le "bien commun", terme très large et ambigu qu'il s'agira de mieux déterminer par la suite.
    L'histoire, c'est le passé des sociétés humaines.

    II - L'ANALYSE DU PROBLEME

    De manière très générale, le sujet pose le problème du rapport entre la théorie ("connaissance") et la pratique ("action").
    Au premier abord, l'action politique semble être comme un art d'improviser à partir du présent pour orienter le futur. Que ce soit pour les nations de maintenir leur indépendance ou d'accroître leur puissance ; pour les hommes politiques de prendre ou de conserver le pouvoir, et de maintenir l'unité intérieure de la nation ; ou pour les citoyens d'agir dans la vie publique pour faire valoir leurs droits et leurs volontés ; il s'agit avant tout de lucidité sur les circonstances présentes afin de les utiliser au mieux. La connaissance de l'histoire semble être superflue d'autant plus que la même situation ne se répète jamais deux fois.
    Pourtant, comment une communauté politique peut elle comprendre son présent afin d'orienter son avenir si elle ne connaît pas son passé? La connaissance de l'histoire tire de l'analyse des situations passées des principes et des règles d'action. La pratique se nourrit de son dialogue avec la théorie. Une nation sans mémoire serait aussi sans volonté et sans projet. L'enjeu d'un tel sujet est de dégager la dimension pratique de la connaissance historique, mais aussi peut-être de montrer la spécificité de l'action politique en tant qu'elle est un art du discernement, de la prévoyance, et de l'habileté irréductibles à toute théorisation.

    III - UNE DEMARCHE POSSIBLE

    A - L'ACTION POLITIQUE OU L'ART D'IMPROVISER

    1) Les situations politiques sont toujours nouvelles. Il s'agit donc de discerner au mieux les rapports de force dans les situations présentes et de savoir en jouer habilement pour arriver à ses fins. L'acteur politique n'a pas de texte préétabli, il doit improviser.

    2) L'action politique ressemble donc à un art, avec au mieux quelques règles d'habileté et de prudence à adapter avec justesse et finesse aux circonstances présentes. La connaissance de l'histoire semble donc être inutile, superflue, voire encombrante. En revanche, une volonté ferme et une aptitude à utiliser au mieux les évènements, ce que Machiavel dans Le Prince nomme la virtù, sont indispensables. Gouverner, c'est naviguer, c'est-à-dire en même temps maintenir le cap et s'adapter aux aléas des évènements imprévisibles.

    3) Pourtant, Machiavel lui-même ne cesse dans Le Prince de se référer à l'histoire pour donner des exemples de bonne gouvernance et en tirer des principes et des règles d'action politique. Ici la connaissance de l'histoire est bien un guide : Machiavel extrait des évènements passés des sortes de paradigmes de situations politiques (par exemple, la sécession d'une province) pour en déduire des principes généraux d'action (les moyens à mettre en œuvre pour étouffer la sécession et ainsi rétablir l'unité de la nation).
    La connaissance de l'histoire semble donc indispensable pour orienter le sens de l'action politique présente.

    B - LA DIMENSION PRATIQUE DE LA CONNAISSANCE HISTORIQUE

    1) La connaissance de l'histoire appartient bien sûr au domaine théorique. Il s'agit de reconstituer le passé des sociétés humaines et de l'expliquer ; montrer qu'un évènement ne surgit pas au hasard, mais dans des circonstances précises, selon des causes déterminées. Par la même, cette connaissance revêt un enjeu pratique : la manière dont une communauté prend conscience de son passé éclaire son présent et oriente son action à venir.

    2) Dans Le Manifeste du Parti Communiste, Marx et Engels mettent en relief la lutte des classes comme causalité principale des évènements historiques et de l'évolution des sociétés humaines. Cette notion permet alors d'analyser les situations politiques, et de donner une orientation consciente à l'action des classes dominées.

    3) Ainsi, la connaissance de l'histoire serait un guide indispensable à l'action politique qui, sans elle, serait aveugle. D'où l'importance chez Marx de la notion de praxis, où théorie et pratique s'éclairent réciproquement.

    C - LA SPECIFICITE DE L'ACTION POLITIQUE

    1) Le domaine du politique n'est pourtant pas totalement théorisable ; c'est la sphère où les actions humaines s'entrechoquent pour des effets nécessairement imprévisibles. On ne peut jamais savoir de quoi demain sera fait.

    2) La connaissance de l'histoire ne suffit donc pas à guider l'action politique, qui semble reposer aussi sur une sorte d'intuition des rapports de force à venir, ou sur un art de les anticiper. Cela n'a rien de rationnel ni de théorisable. D'ailleurs, ne parle-t-on pas d' "animal politique"?

    IV - DES REFERENCES UTILES

  • Machiavel, Le Prince.
  • Marx-Engels, Le Manifeste du Parti Communiste.
  • Hegel, La Raison dans l'Histoire.
  • Arendt, La Condition de l'Homme Moderne.
  • V - LES FAUSSES PISTES

    Ne pas situer le problème sur le plan général du devenir des nations et réduire l'action politique à celle des "gouvernants".

    VI - LE POINT DE VUE DU CORRECTEUR

    Un sujet difficile qui nécessite des connaissances spécifiques pour cerner le problème.


     
    lizie
    09-06-05 à 15:30

    Re:

    merci remiskippy pour le corrigé...à ce que je vois je me suis plantée en beauté...ben je m'en doutais un peu c'était pas possible que je gratte 7 pages en espérant avoir une bonne note disons que j'ai intérêt de me déchirer dans les autres épreuves!