déjà quand ils ont distribué les sujets à 7h58, j'ai carément halluciné...voilà ce qu'on a eu:
> "qu'attendons-nous de la technique?"
> "l'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'histoire?"
> un texte de Kant sur l'éthique...
alors moi perso j'ai choisi le 2è sujet parce que le 1er je n'aipas assisté au cours et je suis pas franchement à l'aise avec les explications de textes
bon alors voilà ce que j'ai mis pour le 2è sujet:
I-On pourrait penser que l'action politique ne devrait pas être guidée par la connaissance de l'histoire
A- On ne peut pas vivre dans le passé
>évolution des moeurs et des idées , adaptation à lépoque, pas de réelles comparaisons avec le passé
>pbs des sociétés contemporaines différents des problèmes des sociétés antérieures
B-Cpdt, on ne peut pas ignorer les faits majeurs de l'histoire, faits immoraux et cruels
> reproductions de certains évènements au cours du temps (génocides, totalitarisme)
>donc supposition de l'existance d'un certain déterminisme historique
pb: déterminisme historique donc besoin de connaitre l'histoire
II-La connaissance de l'histoire semblerait donc nécessaire à une action politique juste et légitime
A-Le devoir de mémoire
>connaissance de l'histoire, actions des hommes politiques par le passé et csqces qu'elles ont entrainé + succès des différents régimes
B-existance d'un certain déterminisme historique
>analyse des faits du passé pour action présente
>prise en compte systématique de l'histoire dont on a pu tirer des leçons
> pb: déterminisme > aliénation de la liberté de choix car choix déterminés à l'avance donc penser une action politique basée sur la protection de la liberté
III-L'action politique doit d'abord conserver et garantir la liberté de chaque individu
A-déterminisme historique = moyen d'aliéner la liberté donc à rejeter
> actes analysés, déterminés à l'avance donc suppression d'une part de liberté
> hommes politiques eux-mêmes aliénés mais aliénation de la liberté des citoyens par le biais des discours et des actes
B-Cpdt, l'action politique n'ignore pas pour autant l'histoire
> démocraties: histoire= enseignement obligatoire donc apport de connaissanecs donc plus grande possibilités de choix donc plus de liberté+ commémorations (débarquement, armistices...) entretenant le devoir de mémoire
voilà, c'est ce que j'ai pondu ce matin en 7 pages et 3h30, un exploit pour moi!!lol il faut dire aussi qu'il y a des trucs assez flous mais j'avais pas révisé l'histoire alors j'ai fais ça d'après mes souvenirs de cours...
alors vous en pensez quoi???
maintenant la prochaine épreuve c'est mercredi 15 avec 4 heure d'histoire-géo...va falloir s'y remettre!
Commentaires :
u'attendons-nous de la technique ? [corrigé]
I - LES TERMES DU SUJET
La technique nous fascine, ou plutôt les objets techniques nous
fascinent. Quand on parle de technique, il ne faut pas seulement penser
aux objets qui nous entourent, radio, voiture, ordinateur, mais aux
réseaux qu'ils forment, à l'espace-temps qu'ils créent, puis aux
techniques sans objets particuliers : marcher, nager, danser, parler
sont des actes très techniques qui s'apprennent. De prime abord est
technique tout ce qui concerne les moyens de mise en œuvre pour
parvenir à une fin, un résultat.
Le sujet met en relation la technique et les attentes qu'elle suscite
en nous. Ici les attentes signifient aussi les besoins, les rêves, les
espérances, conscientes ou inconscientes, individuelles ou collectives.
II - L'ANALYSE DU PROBLEME
On pourrait répondre
simplement à la question posée : nous attendons de la technique qu'elle
soit efficace, un point c'est tout. De la voiture, qu'elle roule, de la
radio, qu'elle capte et transmette. La technique c'est l'efficacité
pure : toujours plus de moyens, toujours plus efficaces. En ce sens
nous n'attendons rien de la technique elle-même, mais de ce qu'elle
rend possible. Moyen de survie, la technique est au service de la vie.
Nous attendons de technique ce que nous attendons de la vie : sécurité,
plaisir.
Mais il y a bien longtemps que nous demandons bien plus à la technique
que la simple survie. L'efficacité de la technique semble être un but
en soi, qui cache des attentes plus complexes, plus contradictoires et
moins objectives qu'il n'y paraît.
III - UNE DEMARCHE POSSIBLE
A - LA TECHNIQUE, ACTIVITE VITALE
Quand on se demande ce qu'on
attend de la technique, il faut se demander si la technique est
vraiment quelque chose d'extérieur à nous, que nous contrôlons
librement, ou si nous ne sommes pas réduit aux objets techniques
artificiels, c'est-à-dire aux produits d'une technologie consciente et
volontaire. L'évolution de la vie, de la bactérie du cerveau humain,
est une complexification inouïe des formes, une adaptation technique
toujours plus poussée à des environnements hostiles. La technique de la
respiration est une réponse étonnante à l'oxygène qui normalement oxyde
les tissus vivants.
Notre corps est technique, d'une infinie efficacité. On peut donc dire
que le vie comme technique d'infinie adaptation a fabriqué la
conscience. Notre activité technique, nos attentes sont le prolongement
de l'activité technique de la vie. Mais cette technique devenue
consciente d'elle-même avec l'homme change de sens.
B - LE PROJET TECHNIQUE
Avec l'homme, la technique
n'est plus seulement évolution naturelle inconsciente, mis projet
conscient, attente. Le rapport de l'homme à la technique est bien
illustré par le rythme de Prométhée raconté par Protagoras dans le
dialogue de Platon du même nom. L'homme, à la veille de la création du
monde, ne dispose d'aucun atout dans la lutte de la vie : il n'a pas de
carapace, de pince, de jambes rapides , de force musculaire
particulière. C'est pourquoi Prométhée va lui apporter le feu, dérobé
chez Vulcain, symbole de la technique, l'homme s'impose et survit.
Ce mythe montre que nos attentes vis-à-vis de la technique dépasse
largement la survie animale.n L'homme demande à la technique une
confirmation perpétuelle de son existence, et non seulement la survie.
Par la technique, l'homme échappe à une incertitude essentielle:
c'est-à-dire la dimension religieuse de la technique. Pour Bacon, c'est
la technique qui doit nous permettre de laver le péché originel, c'est
un devoir voulu par Dieu. Omniscience, toute-puissance et immortalité
sont ainsi des buts communs à la technique et aux mythologies. Ce que
nous attendons aujourd'hui de la technique, nous l'attendions hier de
la magie ou de la prière. La science moderne permet la réalisation de
ces attentes millénaires, de ces utopies.
Le problème reste bien sûr celui de la réalisation d'un fantasme :
l'homme peut-il vivre sans limites naturelles ou morales ?
N'attendons-nous pas trop de la technique, et trop peu de al
conscience ? La technique ne prépare-t-elle pas le dépassement de
l'homme, ou du moins de ce qu'il peut moralement assumer ?
IV - DES REFERENCES UTILES
V - LES FAUSSES PISTES
Faire l'éloge de la technique, ne pas voir sa dimension sociale et religieuse.
VI - LE POINT DE VUE DU CORRECTEUR
Un sujet très classique, la point de vue critique sue la technique est à exprimer avec nuances
L'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'histoire [corrigé]
I - LES TERMES DU SUJET
Le sujet met en rapport deux notions importantes : la politique et l'histoire.
La politique, dans son sens le plus général, désigne la vie d'une
nation et ses rapports avec les autres nations. Elle concerne la "chose
publique", et en ce sens doit être distinguée des sphères de l'économie
et du privé.
Si on définit l'action comme le fait de déployer une énergie afin de
réaliser une intention dans le monde, et ainsi le modifier en vue d'une
fin, on peut appeler action politique toute action visant le "bien
commun", terme très large et ambigu qu'il s'agira de mieux déterminer
par la suite.
L'histoire, c'est le passé des sociétés humaines.
II - L'ANALYSE DU PROBLEME
De manière très générale, le sujet pose le problème du rapport entre la théorie ("connaissance") et la pratique ("action").
Au premier abord, l'action politique semble être comme un art
d'improviser à partir du présent pour orienter le futur. Que ce soit
pour les nations de maintenir leur indépendance ou d'accroître leur
puissance ; pour les hommes politiques de prendre ou de conserver le
pouvoir, et de maintenir l'unité intérieure de la nation ; ou pour les
citoyens d'agir dans la vie publique pour faire valoir leurs droits et
leurs volontés ; il s'agit avant tout de lucidité sur les circonstances
présentes afin de les utiliser au mieux. La connaissance de l'histoire
semble être superflue d'autant plus que la même situation ne se répète
jamais deux fois.
Pourtant, comment une communauté politique peut elle comprendre son
présent afin d'orienter son avenir si elle ne connaît pas son passé? La
connaissance de l'histoire tire de l'analyse des situations passées des
principes et des règles d'action. La pratique se nourrit de son
dialogue avec la théorie. Une nation sans mémoire serait aussi sans
volonté et sans projet. L'enjeu d'un tel sujet est de dégager la
dimension pratique de la connaissance historique, mais aussi peut-être
de montrer la spécificité de l'action politique en tant qu'elle est un
art du discernement, de la prévoyance, et de l'habileté irréductibles à
toute théorisation.
III - UNE DEMARCHE POSSIBLE
A - L'ACTION POLITIQUE OU L'ART D'IMPROVISER
1) Les situations politiques sont toujours nouvelles. Il s'agit donc de discerner au mieux les rapports de force dans les situations présentes et de savoir en jouer habilement pour arriver à ses fins. L'acteur politique n'a pas de texte préétabli, il doit improviser.
2) L'action politique ressemble donc à un art, avec au mieux quelques règles d'habileté et de prudence à adapter avec justesse et finesse aux circonstances présentes. La connaissance de l'histoire semble donc être inutile, superflue, voire encombrante. En revanche, une volonté ferme et une aptitude à utiliser au mieux les évènements, ce que Machiavel dans Le Prince nomme la virtù, sont indispensables. Gouverner, c'est naviguer, c'est-à-dire en même temps maintenir le cap et s'adapter aux aléas des évènements imprévisibles.
3) Pourtant, Machiavel lui-même ne cesse dans Le Prince de se
référer à l'histoire pour donner des exemples de bonne gouvernance et
en tirer des principes et des règles d'action politique. Ici la
connaissance de l'histoire est bien un guide : Machiavel extrait des
évènements passés des sortes de paradigmes de situations politiques
(par exemple, la sécession d'une province) pour en déduire des
principes généraux d'action (les moyens à mettre en œuvre pour étouffer
la sécession et ainsi rétablir l'unité de la nation).
La connaissance de l'histoire semble donc indispensable pour orienter le sens de l'action politique présente.
B - LA DIMENSION PRATIQUE DE LA CONNAISSANCE HISTORIQUE
1) La connaissance de l'histoire appartient bien sûr au domaine théorique. Il s'agit de reconstituer le passé des sociétés humaines et de l'expliquer ; montrer qu'un évènement ne surgit pas au hasard, mais dans des circonstances précises, selon des causes déterminées. Par la même, cette connaissance revêt un enjeu pratique : la manière dont une communauté prend conscience de son passé éclaire son présent et oriente son action à venir.
2) Dans Le Manifeste du Parti Communiste, Marx et Engels mettent en relief la lutte des classes comme causalité principale des évènements historiques et de l'évolution des sociétés humaines. Cette notion permet alors d'analyser les situations politiques, et de donner une orientation consciente à l'action des classes dominées.
3) Ainsi, la connaissance de l'histoire serait un guide indispensable à l'action politique qui, sans elle, serait aveugle. D'où l'importance chez Marx de la notion de praxis, où théorie et pratique s'éclairent réciproquement.
C - LA SPECIFICITE DE L'ACTION POLITIQUE
1) Le domaine du politique n'est pourtant pas totalement théorisable ; c'est la sphère où les actions humaines s'entrechoquent pour des effets nécessairement imprévisibles. On ne peut jamais savoir de quoi demain sera fait.
2) La connaissance de l'histoire ne suffit donc pas à guider l'action politique, qui semble reposer aussi sur une sorte d'intuition des rapports de force à venir, ou sur un art de les anticiper. Cela n'a rien de rationnel ni de théorisable. D'ailleurs, ne parle-t-on pas d' "animal politique"?
IV - DES REFERENCES UTILES
V - LES FAUSSES PISTES
Ne pas situer le problème sur le plan général du devenir des nations et réduire l'action politique à celle des "gouvernants".
VI - LE POINT DE VUE DU CORRECTEUR
Un sujet difficile qui nécessite des connaissances spécifiques pour cerner le problème.


mmh
Je pense que c'est très bien, mais après tout ce n'est que mon avis, je ne suis encore qu'en seconde........ donc la philosophie, c'est loin encore ! Mais ca n'a l'air pas mal... v raiment bien plutot ! bravo et bonne chance
au revoir, wolf-rayet